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Cameroun. Réseaux Sociaux : Paul Biya veut des ministres «Androïdes» Après avoir demandé le 11 février dernier, lors de la 50ème Fête de la Jeunesse, à la jeunesse dite Androïde de son pays, de saisir les opportunités qu’offrent les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), le président Paul Biya prescrit à ses ministres d’être plus présents sur le World Wide Web.
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:14


Le diagnostic est fait : l’Afrique a mal en ses élections. Si ce n’est le fichier électoral, c’est la carte d’électeur, ou tout simplement les décomptes des voix qui provoquent le malaise. Conséquences, chaque échéance électorale est source d’inquiétudes, sinon qu’elle devient un foyer potentiel de conflit. Le Burkina Faso, pour parer à toute éventualité a misé sur l’informatisation du fichier électoral. Aujourd’hui, le fichier seul ne peut garantir la sérénité du scrutin. C’est pourquoi, l’institution en charge de l’organisation des élections, la CENI, est appelée à appliquer cette trithérapie : combinaison des trois éléments carte d’électeur sécurisée, fichier électoral informatisé et gestion informatisée des résultats du scrutin.

Les élections sur le continent africain jusqu’à présent sont toujours source de tourments. De la fixation de leur échéance jusqu’à leur tenue, que de choc entre les premiers acteurs. Les désaccords demeurent la chose la mieux partagée. Et sur la méthode, et sur les éléments devant permettre la transparence du scrutin. On s’entredéchire, chaque partie prenante pensant détenir la panacée. Ce qui fait dire M. Moussa Michel Tapsoba, Président de la Commission nationale indépendante des élections du Burkina (CENI) que : « Chaque élection est un foyer potentiel de conflit ». Le Burkina n’a certes pas encore connu de crise consécutive à un scrutin. Mais, c’est bien au fait de ce qui s’est passé ailleurs et conscient de l’enjeu que, pour parer à toute éventualité, et éviter le dérapage, le processus électoral est constamment revisité. Le code électoral notamment est souvent retouché après de forts débats contradictoires au sein de la classe politique pour lui apporter les améliorations souhaitées.

Un fichier électoral toujours querellé

Le fichier électoral cette « banque des voix » arrivera difficilement à satisfaire tous les compétiteurs aux scrutins. Il est généralement indexé par tous comme étant élément fondateur de la fraude électorale. Voilà pourquoi tous les acteurs en appellent à son informatisation. « La conception d’un fichier électoral informatisé était devenu un enjeu important pour l’organisation des élections libre et transparentes au Burkina. Elle fait parti d’un processus qui a démarré d’abord avec l’adoption du bulletin unique. ». A soutenu Moussa Michel TAPSOBA. La CENI au Burkina Faso s’est engagée dans cette opération qui a connu deux phases. Ainsi que l’explique M. Hubert KABORE, chef du service informatique de cette institution, parlant des listes électorales, « On a d’abord procédé à la saisie des listes, à la correction des erreurs, à la détection et à la suppression des doublons ». Ce travail s’est fait sur la base des listes électorales des élections législatives de 2002 et s’est poursuivi par : « une deuxième phase qui est intervenue à la faveur d’une révision électorale en 2005. Au cours de cette révision on a inscrit des électeurs qui, pour une raison ou pour une autre, n’étaient pas encore sur les listes électorales. Une fois que cette opération a été achevée, il a fallu donc mettre les deux listes là ensemble, afin d’en épurer les doublons qui pourraient subsister. »

L’ensemble de l’opération d’information du fichier électoral a duré 18 mois, c’est-à-dire d’Avril 2004 à octobre 2005. Les élections présidentielles de novembre 2005 ont été les premières que le Burkina a gérées avec un fichier informatisé. Toutefois, quoique le travail ait été minutieusement conduit par la CENI, on n’a pas été à l’abri de désagréments. Les critiques ont été abondantes : « On nous a beaucoup reproché d’avoir laisser subsister des doublons dans le fichier électoral. » Concède M KABORE.

A la décharge de l’institution nationale d’organisation des élections, l’homonymie parfaite entre des individus étant récurrente, le risque de priver un électeur de son droit de vote était grand si systématiquement étaient expurgés des noms qui revenaient fréquemment. Pour pallier cette lacune, la CENI a fait concevoir un logiciel qui lui permet la détection des électeurs qui présentent des similitudes. « C’est un logiciel, qui a été crée pour répondre aux besoins spécifiques de la CENI. Il s’appelle SYGAPE (Système de Gestion Automatisée du Processus Electoral). Il a été développé par une société de droit burkinabè. Le logiciel que nous avons fait développer permet également de gérer les résultats des votes, un aspect des élections qui a aussi été pris en compte dans l’informatisation », soutient le chef informaticien. En fonction donc d’un certain nombre de critères, qui sont entre autre le nom, les prénoms, la date, le lieu de naissance et la filiation, les électeurs sont comparés. Les similitudes sont alors sélectionnées et il est dressé une liste des doublons possibles dégagés.

A cette étape, il n’est pas encore établi que ce sont des doublons. Il faut aller à une deuxième étape : l’analyse de la liste. Un travail manuel qui est fait par une commission avec pour tâche d’éplucher la liste à travers une vérification minutieuse. « C’est difficile quand vous vous retrouvez avec des noms et prénoms d’électeurs qui sont nés la même année dans la même localité. Si vous n’avez pas la filiation pour vous départager, il est difficile d’établir que c’est la même personne. Si fait que, parfois, pour ne pas empêcher quelqu’un de voter, à tort, nous préférons en fait laisser passer certains cas de doublons possibles. Parce qu’il vaut mieux que quelqu’un vote deux fois, plutôt que d’empêcher autrui d’accomplir son acte citoyen », confie M KABORÉ.

Des documents d’identification pas toujours « innocents »

Le fichier électoral informatisé a montré ses limites. Des présidentielles de novembre 2005 où il servait pour la première fois, en passant par les municipales d’Avril 2006, et les législatives de Mai 2007, des erreurs et insuffisances subsistent. Sont indexés en premier, les documents d’identification de l’électeur, servant à l’inscription sur les listes. Ils sont multiples, variés et manquent justement souvent des informations devant permettre de différencier les électeurs homonymes. « Pour arriver un jour à avoir un fichier presque parfait, parce que un fichier parfait ça n’existe pas, il faudrait déjà qu’on limite les documents qui servent à l’inscription sur les listes électorales aux seuls documents qui permettent d’identifier l’électeur de façon sûre. C’est-à-dire le passeport, la carte nationale d’identité, la carte militaire », pense le Pr. Augustin LOADA du Centre pour la Gouvernance démocratique (CGD).

A l’étape actuelle, le Burkina peut se targuer d’avoir un fichier informatisé et un système de sécurisation des résultats du scrutin. Mais cela n’a pas mis pour autant fin aux contestations. Pour preuve, les dernières législatives ont révélé des fraudes dans certaines localités du pays. Fraudes qui sont consécutives aux cartes d’électeurs qui ont été délivrées. La carte d’électeur numérisée avec photo d’identité de l’électeur s’avère la dernière étape à même de garantir la transparence et calmer le courroux des acteurs, surtout ceux de l’opposition qui se pensent toujours floués. « Nous attendons la révision du code électoral pour introduire cette nouvelle donne qu’est la photographie de l’électeur sur la carte d’électeur qui, elle, est déjà numérique il faut le préciser. Après cette étape, je crois que notre pays aura réuni tous les ingrédients qui éviteront désormais les contestations lors des scrutins », affirme M Boris Edson YAMÉOGO, chargé de la communication de la CENI. Ce que confirme M. Abdoul Karim SANGO, commissaire, représentant les partis politiques de l’opposition au sein de la CENI : « La carte d’électeur avec photo d’identité est une nécessité à l’étape actuelle de notre processus démocratique. Elle permettra de mettre fin aux fraudes que nous n’avons cesse de décrier lors des élections ». Les TIC peuvent participer à sécuriser et à assurer la transparence des scrutins au Burkina Faso et partout ailleurs en Afrique. Mais au delà de ce que les TIC apportent comme facilité, la volonté politique des différents acteurs reste le premier facteur indispensable pour garantir la transparence des scrutins.

Auteur : Frédéric ILBOUDO

Article produit à l’occasion de l’Edition 2008 du Prix IPAO "Sociétés de l’Information"

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