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Dérniers Infos TIC & Developpement

Cameroun. Réseaux Sociaux : Paul Biya veut des ministres «Androïdes» Après avoir demandé le 11 février dernier, lors de la 50ème Fête de la Jeunesse, à la jeunesse dite Androïde de son pays, de saisir les opportunités qu’offrent les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), le président Paul Biya prescrit à ses ministres d’être plus présents sur le World Wide Web.
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 14:46
Aujourd’hui, l’ensemble des experts sur le développement ne cesse de clamer les avantages des nouvelles technologies de l’information et de la communication (Internet, téléphonie mobile, etc…) qui sont des vecteurs attestés de développement grâce « à leur capacité à réduire bon nombre d’obstacles classiques, notamment ceux que constituent le temps et la distance » . Les TIC font partie de plus en plus des facteurs de développement reconnus à l’échelle mondiale et incontournables et ses impacts sont quasiment devenus « axiomatiques » sur le développement. D’où l’intérêt des états à développer l’accès à ces nouvelles technologies et établir pour ce fait des politiques nationales en la matière. La plupart des pays développés disposent de politiques TIC et continuent de développer des stratégies ayant pour ambition d’exploiter au maximum les TIC. En effet, mieux s’approprier les TIC reviendrait à disposer à la base des politiques adaptées. Selon le guide APC , la politique nationale sur les TIC exploite les technologies de l’information et de la communication pour atteindre les objectifs économiques et sociaux au niveau national. Elle s’aligne sur le contexte économique et social dans lequel elle est mise en œuvre. D’où la nécessité de mettre en place des politiques efficaces. Le Cameroun depuis une dizaine d’année s’est arrimé au numérique après une prise de conscience quant à la nouvelle mouvance de l’heure qu’est « la société de l’information », qui insuffle incontestablement le développement. Le ton a été donné par le Président de la République qui soulignait avec force, le 30 novembre 2002, que l’émergence effective d’une société de l’information au Cameroun devrait permettre de « renforcer l’unité du peuple et de lutter contre les inégalités en permettant l’accès au savoir du plus grand nombre … » et, ainsi, « placer le pays dans de meilleures conditions pour aborder le troisième millénaire » . Depuis, a été crée l’ANTIC , agence nationale des TIC qui a en charge l’élaboration et la mise en œuvre de politiques TIC au Cameroun. Le Cameroun est un pays encore très pauvre et inexpérimenté en matière de stratégies TIC. C’est seulement en septembre 2007 dernier que naît la première stratégie nationale TIC. Le cadre juridique et règlementaire jusqu’à lors n’était composé que de textes, lois et stratégies du secteur des télécommunications et de la radiodiffusion. La politique TIC récemment élaborée au Cameroun a pour vision de transformer le pays en une société dont l’économie est basée sur le savoir grâce à l’appropriation durable des TIC. Le Cameroun a pour ambition de ne pas rester en dehors de l’évolution technologique et compte faire partie de la société de l’information. Le Cameroun a pour volonté et s’engage dans cette politique à :  La création des institutions publiques chargées de développer, de réguler et d'orienter le secteur des TIC  L'implication personnelle du Chef de l'État  La libéralisation des sous secteurs des télécommunications et de l'audiovisuel  La validation et diffusion de la Stratégie nationale de développement des TIC La mise en œuvre de cette politique reste le point essentiel de la procédure. Sa réussite dépendra de l’efficacité des acteurs chargés de son effectivité sur le terrain. Du point de vue de cet article, les collectivités locales, acteurs de taille dans le développement local doivent avoir une place privilégiée dans la mise en œuvre de la politique. Les TIC considérés comme levier de développement doivent être un outil essentiel dans le processus de développement local par les pouvoirs locaux. Il sera donc question tout au long de cet article d’analyser la politique nationale TIC 2007 sous l’angle de vue des acteurs de sa mise en œuvre et surtout la place qu’occupe les pouvoirs locaux. Des politiques encore récemment axés principalement sur les télécommunications, secteur dont le monopole était détenu le Ministère des postes et télécommunication avec une libéralisation progressive (analyse d’un extrait du document de stratégie nationale des télécommunications de 2005) Jusqu’à Octobre 2007 dernier, les politiques TIC existantes au Cameroun ne concernaient qu’essentiellement le domaine des télécommunications (avec quelques textes sur la radio….). Ce monopole de politiques sur les télécommunications a démarré après l’indépendance de 1960 par:  La mise sous pied du Ministère des Postes et Télécommunications qui assurait à la fois les fonctions de Réglementation et d'Exploitation ;  La mise en place de l’architecture du réseau national des Télécommunications  La création en 1969 l'Ecole Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications (ENSPT).  La création en 1972 de la société anonyme qui consacrera la séparation de l'exploitation des télécommunications domestiques de celles internationales. Des antennes paraboliques de standard A sont ainsi déployées à Zamengoe (1972) et à Bépanda (1986). Malgré des investissements importants réalisés, l'Etat avait pendant plusieurs années obtenu des résultats mitigés, matérialisés par une demande sociale et politique insatisfaisante, la hausse continue des tarifs, le gaspillage des ressources matérielles et la dégradation persistante des équipements. Dès 1988, le Cameroun marque une rupture dans la gestion stratégique du domaine des télécommunications. Engagé dans un vaste programme d'ajustement de l'économie incluant le désengagement de l'Etat des entreprises publiques, le Gouvernement a, par la loi N° 87/021 du 17 décembre 1987 portant création du budget annexe des Postes et Télécommunications, donné une autonomie financière au MINPOSTEL (Ministère des Postes et Télécommunications). En mettant ainsi en place le budget annexe des Postes et Télécommunications, il répondait concrètement à la préoccupation nationale de promouvoir le développement des télécommunications en améliorant l'efficacité du management face aux besoins sans cesse croissants de financement. Au cours de cette période, le MINPOSTEL a franchi le pas technologique par l'acquisition des centraux numériques du Sud-Ouest. Les artères principales de transmission ont également été numérisées. Dès 1993, la mise en exploitation du premier réseau de téléphonie mobile GMS d'Afrique est rendue effective sous la forme du projet CAMTEL MOBILE. En juin 1995, le Chef de l'Etat décide d'enclencher la restructuration du domaine avec l'opérateur national, la Direction des télécommunications, maintenue dans l'organigramme de l'Administration en charge des télécommunications. A partir du 14 juillet 1998, date de la promulgation de la loi n°98/014 régissant les télécommunications au Cameroun, l'on assiste au désengagement de l'Etat par la séparation des activités d'exploitations, de supervision, de réglementation et de régulation. Cette situation permet de:  Séparer le domaine des télécommunications de celui de la poste ;  Encourager et favoriser la participation du secteur privé au développement des télécommunications dans un environnement concurrentiel;  Promouvoir le développement harmonieux des réseaux et services des télécommunications en vue d'assurer la contribution de ce domaine au développement de l'économie nationale et de satisfaire les besoins multiples des populations ;  Optimiser la contribution du domaine des télécommunications au développement économique et social du Cameroun. Des textes d'application portant création, organisation et fonctionnement de nouveaux acteurs dans le paysage national des télécommunications voient le jour. Il s'agit de : l'Agence de régularisation des télécommunications (ART), de CAMTEL et CAMTEL Mobile. Avec la libéralisation, c'est toute la vision stratégique du domaine qui évolue. En 1999, une licence de téléphonie mobile est attribuée à SCM qui deviendra en 2002 ORANGE. Au cours de la même année, l'on assiste au retour du MINPOSTEL dans le budget général de l'Etat. Le processus de désengagement de l'Etat se matérialise davantage par la privatisation d'un de ses démembrements. En effet, CAMTEL Mobile est cédée à MTN International qui crée MTN Cameroun le 15 février 2000. Les mutations technologiques qui se sont traduites dans les années 80 et 90 par la numérisation des réseaux téléphoniques et l'explosion des télécommunications par satellite en particulier et des systèmes sans fil en général, ont ouvert de nouvelles perspectives et engendré des services et des besoins nouveaux. Les entreprises et les professionnels désireux de disposer de services modernes voire sur mesure, ne sont plus satisfaits des services offerts par une administration non performante, lente à s'adapter et à innover. C'est dans ce contexte que la réforme du domaine des télécommunications, décidée le 1er juin 1995 par le Chef de l'Etat, dans une logique globale de restructuration du système national de production, en vue de stimuler la croissance économique et de sortir l'économie camerounaise de l'ornière par le biais des technologies de l'information et de la communication, atteint ses premiers résultats :  Les plans quinquennaux définissaient les actions à entreprendre par les pouvoirs publics en vue de l'amélioration des conditions de vie des populations. La crise économique aiguë a entraîné l'abandon de la planification quinquennale qui avait le désavantage de ne pas permettre des ajustements en fonction de l'évolution de la conjoncture socio-économique, des contraintes budgétaires et politiques ;  Le passage du budget classique de l'Etat au budget par fonction et l'impérieuse nécessité d'une bonne mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté exigent de disposer des stratégies sectorielles de développement faisant apparaître clairement les objectifs, les programmes et les projets prioritaires ainsi que les mécanismes de suivi de leur mise en œuvre ;  La politique de réforme du domaine des télécommunications doit être en phase avec la stratégie de réduction de la pauvreté. Compte tenu de ce qui précède, il est prescrit au domaine des télécommunications trois objectifs essentiels dans le DSRP, à savoir :  Offrir des biens et des services de qualité en quantité suffisante aux consommateurs sur toute l'étendue du territoire national ;  Créer des emplois pour les jeunes diplômés ;  Améliorer l'efficacité et l'efficience des établissements et entreprises publics du sous- secteur. La stratégie sectorielle des télécommunications s'inscrit dans la mouvance du DSRP et de la déclaration du millénaire, mais aussi dans la dynamique actuelle de globalisation des échanges. De ce fait, le bilan diagnostic qui suit la déclaration des OMD est un document qui présente le domaine (y compris les institutions) tel qu'il est aujourd'hui, avec ses problèmes, ses atouts, ses handicaps et ses contraintes. Au total, en décembre 2000, l'on observe plusieurs évolutions institutionnelles dont les plus significatifs sont :  Le désengagement total de l'Etat de l'exploitation des réseaux de téléphonie mobile ouverts au public : deux licences de téléphonie mobile sont délivrées à deux opérateurs privés, ORANGE et MTN  L'installation de nombreux fournisseurs de service Internet dont la plupart exercent sans autorisation ;  Le démarrage des activités de l'Agence de Régulation des Télécommunications (ART) en septembre 1999 ;  La fourniture du service de téléphonie fixe par CAMTEL pour une période transitoire allant jusqu'à la libéralisation de ce segment de marché. Mais tous ces changements sont intervenus sans qu'il y ait à la base une politique/stratégie explicitée et appropriée qui sous-tende le développement du sous-secteur. L’histoire montre que la politique TIC au Cameroun, dominée par des stratégies du secteur des télécommunications a été mis en œuvre principalement par des services déconcentrés de l’Etat, par des opérateurs privés. L’on note l’absence criarde des pouvoirs locaux dans l’histoire des télécommunications au Cameroun. Enfin une stratégie nationale TIC au Cameroun L’intégration des TIC au Cameroun a commencé bien avant que se mette en place une politique du secteur. L’histoire évoquée plus haut le prouve. L’on a connu depuis les années 98 un réveil presque inquiétant sur la nécessité de se mettre au pas du numérique, effet de mode ou réelle prise de conscience de l’importance des TIC pour le développement? Un certain nombre de projets émanant autant du gouvernement que des organisations internationales et même des acteurs privés se sont multipliés. Ces projets divers et variés se sont réalisés sans une réelle coordination entre les différents acteurs et plusieurs d‘entre eux ont connus un échec regrettable. Vu l’importance des TIC et surtout son impact réel sur le développement, le gouvernement a compris la nécessité de mettre en place une politique du secteur pour mieux orienter les actions futures. C’est ainsi que depuis septembre 2007, a été mis en place la première politique nationale TIC au Cameroun qui permettra de mieux organiser les actions TIC et surtout de faire connaître la vision du pays en terme de développement des TIC. Notons qu’actuellement il s’agit d’un document qui annonce la vision du pays en matière de développement des TIC et qui propose les axes stratégiques d’intervention. Le plus important dans cette politique est surtout la phase de mise en œuvre et les acteurs sélectionnés pour cette phase doivent être en mesure de l’accompagner efficacement. La vision politique énoncée dans la politique TIC est la suivante:  l’élargissement de l’accès aux TIC à tous les secteurs, à toutes les couches sociales  le développement des infrastructures TIC à travers l’installation d’un backbone national fiable et à haute capacité ;  la promotion des usages innovants et endogènes des TIC pour la productivité et la compétitivité des entreprises nationales et du Cameroun ;  le développement des capacités nationales de production et d’exportation des produits et services;  la mise en place d’un environnement infrastructurel, juridique, réglementaire, institutionnel et humain  la lutte contre toutes sortes de disparités dans l’accès aux TIC ;  l’appui à l’équipement des citoyens, des ménages et des institutions ;  la réforme des services de l’Etat à travers la maîtrise des TIC par les administrations publiques ;  la diffusion des usages des TIC dans la société et l’économie ;  le développement d’un secteur industriel et de services viables dans les TIC ;  la définition claire des rôles et responsabilités des différentes parties prenantes La politique TIC au Cameroun a pour ambition de développer l’accès aux TIC à toutes les couches de populations et à tous les types d’organisation par le développement d’infrastructures et la promotion d’usages à caractères sociaux. Le Cameroun veut développer une industrie TIC au Cameroun et intégrer l’usage des TIC dans la société. Le point essentiel de cette politique qui nous intéresse est la volonté de définir clairement les rôles et responsabilités de tous acteurs susceptibles de contribuer au développement des TIC et surtout la place donnée aux collectivités locales. Plusieurs volets de cette vision s’articulent autour de la promotion de l’accès aux TIC à toutes les couches sociales. Les collectivités locales étant les représentants de l’Etat ayant plus de proximité avec les populations semblent être les acteurs capables de mener efficacement ce genre d’initiatives. La politique nationale TIC veut intervenir sur les points suivants :  le renforcement des ressources humaines ;  l’amélioration du cadre juridique, réglementaire et institutionnel ;  le renforcement de l’Etat de Droit et de la souveraineté ;  l’extension, la réhabilitation et la maintenance des infrastructures de télécommunications et d’information ;  le développement des Réseaux et de l’Internet ;  le développement des secteurs sociaux;  l’amélioration de la Gouvernance par l’usage des TIC  le développement d’un secteur industriel et de services  la promotion d’un secteur économique (production et commerce) national moderne et compétitif  la valorisation et la promotion du patrimoine scientifique, culturel et économique du pays  l’intensification de la coopération et des partenariats multiformes  la maîtrise des coûts et des finances L’on note que cette politique est plus axée sur le développement des réseaux TIC et la mise en place du cadre humain et réglementaire devant accompagner sont expansion. Il est certain que le point crucial de la réduction de la fracture numérique au Cameroun est l’absence d’infrastructures adéquates. Cette Les acteurs annoncés comme devant intervenir dans la mise en œuvre de la politique La stratégie nationale TIC au Cameroun prévoit comme cadre opérationnel de mise en œuvre les acteurs suivants :  le Parlement  le Gouvernement  le MINFI, le MINPOSTEL, le MINCOM, le MINJUSTICE  l’Administration Provinciale et les Autorités Locales  le Secteur Privé  la Société Civile et les Partenaires au Développement  les Médias  et bien évidemment l’ANTIC Les collectivités locales sont annoncées dans la politique comme faisant partie du cadre opérationnel de mise en œuvre de la politique. Seulement le rôle qu’elle doit jouer dans la mise en œuvre de cette politique n’est pas clairement définit. Le cadre logique qui donne une répartition plus claire des objectifs à atteindre ne fait aucunement mention des collectivités locales mais du Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation. Les rôles sont clairement répartis entre les organes déconcentrés de l’Etat. Des actions prévues à la dimension des collectivités locales ? Le document de stratégie nationale TIC contient un tableau synoptique qui détaille en fonction des axes stratégiques identifiés, les objectifs à atteindre, les actions à mener pour atteindre ces objectifs et surtout les acteurs responsables de la réalisation de ces objectifs. Un certain nombre d’objectifs et d’actions à mener dans cette stratégie semble à notre avis être mieux réalisables par les collectivités locales. Ces objectifs sont en priorité axés sur le social et le développement local. L’objectif 4 du point sur le renforcement de l'Etat de droit et de la souveraineté veut renforcer la collecte, le stockage, le traitement et la circulation sécurisée des données sur la gestion de la population, la gestion du territoire et la gestion du patrimoine national par la création d’un fichier national intégrant l’état civil, le registre des dossiers judiciaires et l’identification des citoyens et également par la mise en oeuvre des systèmes d’information géographiques. Ces actions sont des compétences des collectivités locales qui gèrent l’état civil et l’aménagement du territoire. L’objectif 3 du point sur l’amélioration de l’infrastructure TIC prévoit la mise en place d’une dorsale de télécommunications à haut débit et le développement des points d’accès communautaires, accès communautaire qui met encore en vedette les collectivités locales. L’objectif 6 de se même point veut mettre en oeuvre une politique efficiente de maintenance des infrastructures par l’Implication des communautés et des collectivités territoriales décentralisées dans la mise en place et la maintenance des réseaux d’accès. Cet objectif montre tout de même la prise en compte des collectivités locales dans la mise en œuvre de la stratégie mais plus dans un angle de cible que d’acteur en amont de la politique. L’objectif 4 du point sur le développement des secteurs sociaux par l’usage des TIC envisage améliorer la vie sociale par l’usage TIC par la mise en place des programmes spécifiques qui tiennent compte de la dimension genre et des groupes défavorisés, par la formation des assistants pour faciliter l’accès des populations dans les télécentres communautaires et par l’équipement des télécentres communautaires en infrastructures TIC. On reste toujours dans l’environnement du social et du communautaire qui reste du ressort des collectivités locales. L’objectif 1 du point sur la modernisation du service public prévoit promouvoir l’administration en réseau par la mise en place des réseaux (intranet et extranet) au sein de l’Etat et des collectivités décentralisées et le développement des systèmes d’information de gestion au sein de l’Etat et des collectivités décentralisées. L’objectif 3 de ce même point envisage améliorer l'accès des citoyens à l’information publique par le développement du service public en ligne et la diffusion systématique des données publiques essentielles. Les collectivités locales y sont une des cibles principales sans en être initiateur. La plus part des acteurs identifiés pour la réalisation de ces objectifs sont principalement les services de l’Etat (Différents ministères) ayant les compétences nécessaires à la réalisations de ceux-ci. Les collectivités locales, pourtant annoncés plus haut comme faisant partie des acteurs de la mise en œuvre ressort dans ce détail des axes stratégiques prioritaires plutôt comme une cible au même titre que la population. L’on note tout de même l’implication assez limitée du Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation qui est la tutelle des collectivités locales. Mais le risque dans ce cas, vu la non effectivité de la décentralisation au Cameroun, est de voir les collectivités locales renvoyées au titre de Les lois de décentralisation confèrent pourtant aux collectivités locales plus d’autonomie. Elles transfèrent aux collectivités locales un certain nombre de compétences et les moyens d’assumer leur rôle. Pour consistantes qu’elles soient, les compétences au profit des collectivités territoriales décentralisées posent un problème du point de vue de leur effectivité. A la lumière des documents de stratégie sectorielle des ministères, l’Etat et les administrations territoriales ont du mal à prendre les dispositions nécessaires pour effectuer les transferts. Les politiques publiques sectorielles nationales ne réservent qu’une place marginale aux collectivités locales. En premier lieu, les documents de stratégie sectoriels restent très imprécis sur la définition du rôle et des objectifs opérationnels des services déconcentrés. Les documents stratégiques ministériels ne précisent pas qui, des services déconcentrés ou de l’administration centrale, doit assister les CTD. Les Collectivités locales camerounaise encore en marge de la mouvance du numérique Vous cherchez des informations sur une mairie au Cameroun ? Vous cherchez une carte géographique d’une région du pays ? Ce qui est certain c’est qu’à l’heure actuelle vous ne trouverez aucun site Internet digne de ce nom d’une collectivité locale camerounaise. A l’heure où les TIC s’imposent comme outils incontournables pour le développement, la situation des collectivités locales camerounaises reste alarmante. Organes décentralisés de l’Etat et chargés du développement local, les collectivités locales sont officiellement la plate forme où doivent se mettre en place les stratégies de développement adapté aux réalités locales. Le mode de décentralisation mis en œuvre au Cameroun leurs permet de « faire des choix de stratégie de lutte contre la pauvreté, dans une approche participative, en tenant compte de ses propres spécificités, de son environnement, de son potentiel, de sa culture et de ses contraintes » . Les collectivités locales sont, depuis les stratégies de développement local les entités à prendre en compte. Elles ont l’avantage de gérer un territoire limité, de favoriser la proximité avec les populations et de mieux maîtriser le contexte local et les spécificités. Le territoire apparaît comme une entité active qui puise son potentiel de développement dans ses ressources locales, entendues au sens large, c’est-à-dire avec ses activités, ses acteurs, ses réseaux… « Les collectivités locales ont la responsabilité spécifique de formuler un projet de gouvernance en ligne et de garantir l’inclusion des populations marginalisées à travers une solidarité numérique effective. Les autorités locales sont appelées à promouvoir un changement de gestion basé sur les possibilités offertes par les TIC et à fixer des objectifs pragmatiques en termes d’emploi, de renforcement de capacité et de consolidation des bases de développement local. Pour cela, les TIC constituent un outil d’aide à la prise de décision pour le développement régional, la planification des services publics, la planification et la gestion de tous les types de risques : naturel, sanitaire, industriel et social » . Les collectivités locales sont le nœud du développement dans les pays pauvres et même riches. Elles ont la légitimité de l’Etat à initier et réaliser librement avec la population et les autres acteurs d’un territoire des projets visant le développement du territoire. Vu le rôle primordial des collectivités locales pour le développement, il est important qu’elles aient suffisamment de ressources autant humaines, financières et matérielles pour assumer efficacement leurs tâches. Elles doivent être un acteur essentiel dans la mise en œuvre de politiques au Cameroun. Sommairement annoncées comme faisant partie des acteurs à prendre en compte dans la politique TIC actuellement, il n’est néanmoins pas clairement établit le rôle qu’elles doivent jouer dans la mise en œuvre de cette politique. Vu l’expérience montrée par les autres politiques nationales, il est à prévoir la mise à l’écart de celles-ci dans la phase de mise en œuvre. Ce qui serait une erreur épouvantable quant à la réussite de la stratégie. Des collectivités locales décentralisées, une actualisation des compétences nécessaire ? La décentralisation a été introduite au Cameroun dès la nouvelle constitution du 18 janvier 1996 qui précise que le Cameroun est un État unitaire décentralisé. Ce principe jette les bases d’une nouvelle répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales, et entre les collectivités territoriales elles-mêmes. De fait, ce processus repose sur une base législative ambitieuse par l’adoption, par le Parlement, des lois de décentralisation du 22 juillet 2004. Ces lois définissent de façon précise les compétences dévolues aux collectivités locales. Malgré ces textes et lois, l’administration camerounaise reste fortement centralisée et l’organisation des pouvoirs publics affaiblit l’initiative locale et en compromet le libre développement. Décentralisée sans accompagnement de l’échelon déconcentré, l’organisation administrative est soumise au risque d’inefficacité et de manque de cohérence . La décentralisation, parce qu’elle permet une participation effective et efficace des populations à la gestion des affaires publiques, favorise l’émergence de la démocratie locale. En effet, la démocratie locale, dont le principe fondamental est la libre administration des collectivités territoriales, est perçue comme le seul moyen de restaurer, par la base, la confiance des citoyens dans les institutions, et, de redonner une légitimité à l’autorité politique . Ce principe, bien qu’ayant encore beaucoup de lacunes au Cameroun et même dans la plupart des pays riches l’ayant adoptés, reste essentiel, important pour le développement local. Les lois de la décentralisation de juillet 2004 transfèrent aux collectivités locales les compétences liées a l'action économiques, l'environnement et de la gestion des ressources naturelles, la planification, l'aménagement du territoire, l'urbanisme et de l'habitat, le développement sanitaire et social et le développement éducatif, sportif et culturel. Ces textes justifient largement le peu d’intérêt que portent les collectivités locales pour les TIC. Elles n’ont pas la légitimité d’intervenir sur le développement des TIC. La politique TIC actuelle veut faire participer les collectivités locales dans la mise en œuvre de la stratégie. Cette ambition peut être freinée par l’incompétence de celles-ci à assumer cette fonction. D’où la nécessité d’actualiser les compétences transférées aux collectivités locales. Les TIC sont devenus essentiels au développement et surtout (transfert de compétence et de moyens financier et humain pour assumer cette nouvelle tâche) L’effectivité de projets TIC au Cameroun a été faite sans qu’il existe encore de politique. Ces projets divers et épars n’ont pas connu un succès avéré et les collectivités locales, importants acteurs du développement local sont restés en marge de cette mouvance. Le gouvernement camerounais à très vite réagit et mis en place une politique nationale TIC afin de coordonner toute ces actions. Cette politique récente compte faire intervenir les collectivités locales dans la mise en œuvre de la stratégie mais la crainte est qu’il existe beaucoup de politiques qui prennent en compte la participation des collectivités locales sans que cela ne soit réellement effectif. Les collectivités locales doivent impérativement avoir les moyens de participer au développement des TIC au Cameroun. Cela devra commencer par l’actualisation des compétences de celles-ci et surtout par le transfert autant de compétences que de moyens humain et matériel pour assurer efficacement cette fonction. Il reste aux porteurs de la politique nationale TIC de faciliter Mais la politique devrait également, sans le négliger mette l’accent sur l’usage de l’existant pour le développement social, économique et culturel.

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