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Cameroun. Réseaux Sociaux : Paul Biya veut des ministres «Androïdes» Après avoir demandé le 11 février dernier, lors de la 50ème Fête de la Jeunesse, à la jeunesse dite Androïde de son pays, de saisir les opportunités qu’offrent les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), le président Paul Biya prescrit à ses ministres d’être plus présents sur le World Wide Web.
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 05:22

 

 

Le palmier désigne une grande famille d’arbres qui donne différents fruits, par exemple la noix de coco et les dattes. Les Camerounais font une différence dans l’appellation du palmier qui donne la noix de coco, le cocotier, et celui qui donne les noix de palmes, le palmier.  Les noix de palmes sont de la taille d’une datte, poussent en grappe et sont de couleur rouge. C’est avec elles qu’on produit l’huile de palme, une huile orangé avec laquelle on confectionne plusieurs mets dont le coki, un plat délicieux de la région du centre. A la manière du sirop d’érable, on extrait aussi la sève du palmier délicieusement sucrée qu’on fermente à peine 24heures pour produire le vin de palme.  Un alcool que je n’ai malheureusement pas eu la chance de goûter parce que la sève que je m’étais procurée sur la route entre Limbé et Douala à des fins de fermentation, a été mystérieusement offerte à un inconnu lorsque j’avais le dos tourné. Le vin de palme est si on peut dire, l’alcool traditionnel bu dans plus d’un pays d’Afrique. Au Cameroun, le vin de palme a une valeur particulière car on l’utilise dans les mariages traditionnels afin de sceller l’alliance entre les époux et leur famille. J’aurais eu une autre occasion d’en boire lorsque j’ai assisté à un mariage traditionnel, mais comme il s’agissait d’un mariage mixte et que la famille du marié venait tout juste de débarquer de France, les organisateurs ont cru bon de faire la cérémonie avec des boissons gazeuses pour ménager l’estomac des visiteurs.

Les enseignants à l’école de Biyem-Assi faisaient une différence entre l’apprentissage théorique des TIC et l’apprentissage pratique. Leur examen du ministère, à ce qu’on m’a dit, teste les deux apprentissages. J’ai d’abord attribué cette distinction au fait que les ressources matérielles, deux salles d’ordinateurs contenant chacune 10 postes,  n’étaient pas suffisantes pour faire pratiquer une école de 2000… ou c’est peut-être 3000 élèves? J’ai perdu le compte, mais je sais que notre mandat devait couvrir deux niveaux qui comptabilisaient au total 952 élèves. Dès septembre, les enseignants ont donné des cours de TIC, mais quel genre de cours ? Mais théorique, quelle question, les élèves doivent savoir ce qu’est un CPU avant de s’aventurer à toucher à la souris. Une base théorique est nécessaire! De toute façon, les enseignants ne sont pas tous à l’aise avec l’ordinateur et ne peuvent pas donner la partie pratique pour diverses raisons, dont l’accès aux salles informatiques (une autre histoire qui demanderait un billet à elle seule). D’ailleurs, là s’inscrivait notre mandat : former un groupe d’enseignants pour qu’ils puissent former leurs élèves de façon autonome et qu’ils puissent former les autres enseignants qui à leur tour… Vous voyez le portrait. Dans un monde idéal, nous n’aurions pas eu à revenir l’an prochain, ils se seraient tous auto-formés.

Avant notre arrivée, beaucoup de théorie s’était donné, des examens TIC avaient été faits et sûrement réussis par certains ou même la plupart des élèves. Personnellement, ayant feuilleté le livre des TIC, j’aurais sûrement coulé ces examens. Les enseignants sont des experts de cette matière que je ne comprends pas, mais dans l’utilisation de l’ordinateur, ils en sont qu’à la base. Avant notre formation, pour la plupart des enseignants, ouvrir un programme était mission impossible. La théorie prépare-t-telle à la pratique? Mais oui, elle le pourrait, mais encore faut-il qu’elle y soit connectée. Je veux dire par là, qu’il y ait une raison, autre que de passer un examen, qui motive le fait d’apprendre à parler de l’ordinateur en terme informatique. Car il s’agit bien de cela, apprendre à parler de l’ordinateur.

Quand j’ai appris le vélo, m’a-t-on expliqué en détail les lois physiques qui faisaient  avancer le vélo? On m’a dit : monte, pédale et tombe pas. C’est 23 ans plus tard, quand j’ai tenté de faire moi-même mes réparations de vélo, qu’on a dû m’expliquer quelques notions de mécaniques. J’ai pu comprendre ces quelques notions parce que j’avais l’expérience du vélo, sinon je n’aurais pas connecté ces notions théorique à quelque chose de concret. D’ailleurs,  celui qui m’enseignait faisait toujours référence à ce que je connaissais, il connectait les points.

Le knowing what ne conduit pas nécessairement au knowing how,  le knowing what n’est pas complètement inutile, il est un apprentissage indépendant. Dans un contexte où on veut  que les enfants apprennent à se servir des TIC, autrement dit, qu’ils apprennent un savoir faire, que les ressources sont limitées et le temps passé avec eux est très très court (on a vu les mêmes élèves en moyenne deux fois pendant le stage pendant des séances d’environ 45 minutes), a-t-on du temps à passer sur du knowing what de l’informatique? Je crois que nous sommes tous d’accord que non, mais ça suppose que nous sommes d’abord d’accord sur la différence entre knowing what et le knowing how. Le plus grand obstacle à lequel j’ai dû faire face dans ce stage n’est pas le niveau de compétences des enseignants, qui d’ailleurs après quelques formations étaient prêts à transmettre leur acquis informatique. Non, un manque de formation n’est pas un obstacle si on le compare à l’idée préconçue et tellement martelée par différents systèmes d’éducation, que de me faire parler d’actions m’introduit à la compétence d’exécuter ces actions. Le système d’évaluation des connaissances TIC au Cameroun est basé là-dessus, les enseignants sont aussi convaincus que le livre et leur enseignement prépare à l’utilisation des TIC et mes collègues avaient aussi  cette impression comme à peu près tout le monde, y compris moi, avant que je ne me penche sur la question. C’est normal, on nous enseigne de cette façon. La réforme québécoise en éducation a tenté de faire autrement et voilà que l’opinion publique a crié au scandale: « On veut des notes, ces enfants n’apprendront rien avec cette approche par compétence gnagnan… Nous dans notre temps yavait des examens… et ça nous a bien réussi, bla bla bla. » Bon, je m’écarte un peu loin de Biyem-Asssi vous me direz, mais il s’agit bien d’un problème qui a la même racine qui pourrait se traduire ainsi: « Nous savons tous comment les gens apprennent parce que nous sommes tous allés a l’école. » Je ne dénigre pas le savoir qui provient de l’expérience, au contraire, je pose seulement la question suivante: « Est-ce qu’apprendre est synonyme de fréquenter pendant x années les institutions du savoir? » Je suis d’avis que l’école  transmet et mesure des savoirs et parfois des compétences, mais il y a une innombrable quantité d’apprentissage qu’on fait en dehors et qu’on arrive même pas à nommer, surtout ceux qu’on fait avant même de mettre le pied dans une école. M’a-t-on expliqué comment marcher ou dit que le vinaigre n’avait pas le même goût que l’eau? Beaucoup d’apprentissages se font par découverte, observation, expérience, accompagnement dans l’action, etc. Aussi, en lisant un livre et en étudiant, mais la méthode ne peut être efficace que reliée au type d’apprentissage. Le savoir-faire se développe d’abord en faisant. Par la suite, il peut être renforcé par des éléments théoriques, tout dépendamment de ce qu’on a besoin de savoir. Il a été déterminé que les enfants du Cameroun avaient besoin d’apprendre à utiliser les TIC dont l’ordinateur et Internet. L’école de Biyem-Assi n’est toujours pas connectée à Internet et à ce sujet, une enseignante me faisait remarquer qu’il est difficile d’enseigner le email en classe sans ordinateur, Internet et sans qu’ elle-même n’ait jamais envoyé d’email. Le livre ce n’est pas suffisant me disait-elle.  Ces enseignants réalisent bien que la pratique doit être au cœur de l’apprentissage TIC et ils demandent plus d’accès aux salles informatiques. Ce étant dit, ils ne sont pas prêts à brûler leur livre de TIC et à critiquer l’examen du ministère. Comme les Québécois ne sont pas prêts à s’entendre dire que tout va bien pour leurs enfants dans la plupart des compétences transversales sans demander: « Et ça fait combien sur 100? Il est en haut de la moyenne? ». Peut-être est-ce un besoin d’avoir quelque chose de tangible et dans le cas de Biyem-Assi, le livre, l’objet concret TIC qui prouve que malgré le manque de ressources TIC, nous avançons, nous ne restons pas là à attendre que tout débloque, nous apprenons au moins quelque chose.

Que je ne sache pas différencier le palmier du cocotier, tanpis, j’aurai au moins eu la chance de les voir en vrai, pas juste en photo et même de les toucher, un peu, pas beaucoup, mais peut-être une prochaine fois?

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