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Cameroun. Réseaux Sociaux : Paul Biya veut des ministres «Androïdes» Après avoir demandé le 11 février dernier, lors de la 50ème Fête de la Jeunesse, à la jeunesse dite Androïde de son pays, de saisir les opportunités qu’offrent les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), le président Paul Biya prescrit à ses ministres d’être plus présents sur le World Wide Web.
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 06:24

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Jacques Bonjawo. L’expert camerounais en technologies de l’information et de la communication vient de publier un nouvel ouvrage : « Révolution numérique dans les pays en développement». Il invite l’Afrique à suivre l’expérience indienne. L’ancien collaborateur ducréateur de Microsoft dit par ailleurs ce qu’il regrette de n’avoir pas fait avec Bill Gates.

Vous avez choisi dans votre nouveau livre de partager les expériences concrètes des utilisations  des technologies de l’information et de la communication pour le développement. Qu’est-ce qui explique cette approche ?
Les pays africains sont plus ou moins conscients du fait que les technologies peuvent permettre de faire des réalisations qui puissent participer au développement d’un pays. Mais dans la pratique, personne ne met l’accent sur la démarche ou la stratégie à adopter. Je m’appuie sur l’exemple indien.  Les Indiens sont essentiellement encore pauvres. Mais, l’Inde est en train de sortir de la pauvreté et du sous-développement, précisément grâce aux technologies de l’information et de la communication. Elle forme beaucoup les populations à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication et forme beaucoup d’ingénieurs et de cadres et cela contribue à son développement. Nous avons beaucoup de similarités avec les Indiens. La pauvreté, par exemple. l’Inde est un pays très pauvre, les pays africains aussi. La population : l’Inde est un pays qui regorge de près d’un milliard trois cent millions d’habitants, l’Afrique vient de dépasser le milliard d’habitants. Lorsqu’on multiplie ces exemples, on se rend compte que nous avons assez de similarités. Comment m’expliquez-vous que malgré tout cela, l’Inde réussisse à tirer son épingle du jeu et  que l’Afrique n’arrive pas à sortir de l’ornière ? J’estime que nous pouvons nous inspirer de l’exemple indien pour sortir nos pays respectifs de la pauvreté.

Quel exemple concret le Cameroun peut-il  tirer de l’expérience indienne ?
Nous avons l’éducation à distance ou encore la télémédecine. Là, c’est un exemple concret. La télémédecine est devenue une réalité au Cameroun. Cela veut dire qu’un patient qui se trouve dans un village éloigné de la ville peut désormais avoir accès à des soins de qualité sans avoir besoin de se déplacer. Il suffit simplement qu’il se connecte à travers le réseau à un médecin spécialiste qui, lui, se trouve dans un centre urbain. Ce sont autant de choses qui contribuent au développement d’un pays, à la lutte contre la pauvreté.

Comment entrevoyez-vous l’avenir des Tic en Afrique, un continent où l’on enregistre encore beaucoup de pesanteurs ?
Je pense qu’il faut que les politiques, pas seulement les politiques, mais aussi la société civile, que chacun puisse mettre la main à la pâte. Et encore une fois, on peut s’inspirer des exemples des autres pays comme l’Inde. Je pense qu’il n’y a pas meilleur exemple que l’Inde. C’est le pays qui se rapproche le plus de l’Afrique et qui, en un temps, est en train de sortir du sous-développement, parce qu’il met en place un système extrêmement intelligent. La formation des citoyens et une fois qu’ils sont formés,  ils vont contribuer de façon efficace au développement de leur pays.

Vous avez publié en 2002 un livre qui va dans le même sens et que vous avez intitulé « Internet, une chance pour l’Afrique ». Neuf ans plus tard, pensez-vous que l’Afrique ait véritablement saisi  cette chance ?
Je pense qu’il y a eu quelques progrès et des insuffisances. C’est d’ailleurs pourquoi j’écris ce livre, afin que nous allions plus loin et que nous passions à la vitesse supérieure. J’espère en tout cas que ce sera le cas dans les années à venir, parce que lorsque je voyage à l’intérieur du pays, notamment à l’arrière-pays, je constate que les choses bougent. Et cela me réjouit.   

Vous êtes le pionnier dans la télémédecine au Cameroun avec Genesis Telecare. Quel bilan en faites-vous aujourd’hui ?
Le projet est relativement satisfaisant, parce que si on tient compte des objectifs de départ, ce n’était pas facile. Il fallait d’abord permettre une prise de conscience de l’utilité de la télémédecine. Beaucoup de personnes n’étaient pas habituées à ce système médical. C’était un travail de pionnier. Et comme tout travail de pionnier, il y a toujours des challenges. Mais aujourd’hui, force est de constater qu’en moins de deux ans d’existence, nous avons mis sur pied un système qui a permis de consulter plus de 11 000 patients à ce jour.  Nous avons six centres de télémédecine. Ce n’est pas rien en moins de deux ans. Yagoua, Endom, Nkoteng, Abong-Mbang, Yaoundé et Douala sont à présent dotés chacun d’un centre de télémédecine.

Quelle est l’appréciation que l’expert en Tic que vous êtes faites des tarifs d’appels téléphoniques au Cameroun ?
C’est vrai que les tarifs ont baissé, mais ils restent relativement élevés à mon avis. Surtout lorsqu’on compare le Cameroun  à des pays comme le Sénégal,  le Bénin et j’en passe. Je crois que la solution à cela c’est de pouvoir privatiser davantage. Il faut permettre à un troisième, voire un quatrième opérateur privé de voir le jour. Cela va entraîner une concurrence accrue et au terme de cette concurrence, les prix vont fatalement baisser. C’est cela le bienfait de la concurrence. Quand elle est saine et bien appliquée, elle profite, en dernière analyse, au consommateur. Ma suggestion c’est qu’il y ait davantage d’opérateurs, mais pas des centaines. Il faudrait également que l’Etat se désengage du secteur et se confine à son rôle de régulateur.

L’Etat doit-il se désengager d’un secteur aussi capital que les télécommunications et notamment la téléphonie mobile ?
Oui. Enfin, quand je dis qu’il doit se désengager, ce n’est pas qu’il doive se désengager totalement. L’Etat a une mission importante, c’est celle de régulateur. C'est-à-dire qu’il doit organiser le match, si j’ose le dire, et veiller à ce qu’il n’y ait pas de concurrence déloyale et qu’il n’y ait pas de dérives. C’est cela le rôle de l’Etat. Je ne pense pas que le rôle de l’Etat soit d’avoir le monopole dans tel ou tel autre domaine en ce qui concerne les télécommunications. Parce qu’il faut le savoir, l’Etat n’a pas les moyens de faire les investissements adéquats. On parle de fibre optique. C’est quelque chose qui coûte absolument cher. Je ne pense pas que l’Etat ait les moyens de déployer la fibre optique sur toute l’étendue du territoire.

Vous avez une notoriété nationale et internationale en matière des technologies de l’information et de la communication. Mais, curieusement, on ne vous a jamais vu, comme conseiller ou expert, auprès des ministères, de votre domaine de compétence, qui pilotent pourtant de nombreux projets en ce moment. Je pense, par exemple, au ministère des Postes et Télécommunications, au ministère de la Communication ou encore au ministère en charge du Développement technologique. Pourquoi ne vous y voit –on pas souvent ?
Il n’y a pas de raison particulière. J’aime ce que je fais. Je suis quelqu’un d’extrêmement occupé. Je n’ais pas eu de sollicitation particulière.  Mais, si c’était le cas, j’y réfléchirais et je serais heureux de donner un conseil si j’estime que je peux le faire. Mais pour le moment, je n’ai pas eu de sollicitation particulière.

S’il y a un conseil particulier à donner au gouvernement camerounais pour que les technologies de l’information et de la communication puissent participer véritablement au développement du Cameroun, ce serait lequel ?
Je dirais qu’il faut investir énormément dans l’éducation sur les Tic. Il faut construire davantage d’institutions dans ce domaine pour renforcer ce qui existe. Il faut également s’assurer qu’il y a une formation de qualité, parce que, une fois de plus, pour un développement durable, les Tic sont absolument incontournables.

Vous avez travaillé pendant près d’une dizaine d’années à Microsoft avec le magnat des ordinateurs Bill Gates. Quelle a été votre plus belle expérience avec Bill Gates?
Ma plus belle expérience avec Bill Gates n’est pas en termes de technologies en tant que telle. Ma plus belle expérience avec lui c’était le voyage que nous avons effectué en 2003 en Afrique du Sud. Ce voyage consistait précisément à échanger avec les Africains, les gouvernements, la société civile, sur les meilleurs moyens de mettre en place un système informatique en Afrique. Et je pense que c’était  une belle expérience dans la mesure où c’est à cette occasion que j’ai délivré un discours portant sur l’université virtuelle africaine (Uva). J’étais alors le président de l’Uva. C’était un discours qui avait été apprécié, y compris par Bill Gates lui-même.  C’est une expérience dont je me souviens toujours avec beaucoup d’émotions.

Y-a-t-il quelque chose que vous regrettez de n’avoir pas fait avec Bill Gates ?
Oui, j’ai quand même pour regret de n’avoir pas eu le temps de le faire venir au Cameroun. Et vous savez, on ne réécrit pas le passé.

Quel est le regard que vous posez aujourd’hui sur l ’Uva dont vous avez contribué à la naissance ?
C’est une très belle aventure. Je m’honore d’y avoir participé. Je ne l’avais pas sollicitée, on est venu me solliciter, je vous l’ai dit. J’espère que l’Uva va poursuivre son bonhomme de chemin et surtout que le projet va pouvoir se pérenniser. C’est très important que l’Uva continue de grandir, parce que si pour une raison ou une autre elle manquait de moyens, ce serait une catastrophe pour l’Afrique.

Expliquez-nous comment elle a été créée, car vous dites que vous n’étiez pas à la base du projet et qu’on est venu vous chercher à Microsoft pour le piloter…
Tout à fait. A l’origine, l’Uva a été créée sur le papier par le Burundais Etienne Barheim Shamage. Il était alors fonctionnaire à la Banque mondiale. Je dis bien sur le papier, parce qu’il n’a pas eu le temps de la mettre en œuvre. Il y a eu quelques démêlés avec son employeur, à savoir la Banque mondiale, et il a décidé tout bonnement de claquer la porte. C’est ainsi qu’on est venu me solliciter, avec d’autres personnes, pour pouvoir poursuivre ce projet et en faire une réalité. Et j’espère que nous l’avons fait, comme vous pouvez le constater aujourd’hui.

Propos recueillis par Beaugas-Orain Djoyum

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