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Cameroun. Réseaux Sociaux : Paul Biya veut des ministres «Androïdes» Après avoir demandé le 11 février dernier, lors de la 50ème Fête de la Jeunesse, à la jeunesse dite Androïde de son pays, de saisir les opportunités qu’offrent les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), le président Paul Biya prescrit à ses ministres d’être plus présents sur le World Wide Web.
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 10:00
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  Education fonctionnelle. Le Cercle des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun forme les non-voyants et les aide à s’insérer dans la vie socioprofessionnelle.

 
Assise devant un ordinateur, Nadège Ngo Nguinim balade ses doigts sur un clavier ordinaire. De temps en temps, elle appuie sur une touche, s’arrête, fronce les sourcils comme si elle réfléchissait et recommence. 
L’ordinateur qu’elle a devant elle est doté du logiciel Joyce qui aide les non-voyants à s’initier à l’outil informatique. En fait, c’est une voix qui donne des instructions et oriente l’apprenant afin de l’aider à palier son déficit visuel. Après quatre fausses manœuvres, l’ordinateur dit : « Microsoft Office Word, entrée », et un sourire se dessine sur les lèvres de Nadège Ngo Nguinim. On comprend alors que la jeune fille de 26 ans a trouvé ce qu’elle cherchait. Après avoir ouvert une page word, elle commence à écrire son texte sans se tromper : « A l’occasion de la journée internationale de…»
 
En fait, Nadège Ngo Nguinim est aveugle de naissance. Elle suit, au Cercle des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (Cjarc), ce qu’on appelle une éducation fonctionnelle. La formation est destinée aux jeunes et aux adultes qui ne sont plus dans le circuit scolaire classique  et « il s’agit d’une réhabilitation des aveugles et des mal-voyants pour une insertion socioprofessionnelle », explique Jean Emmanuel Monthé, le responsable des formations et de la réinsertion. Il explique que cette réhabilitation se fait en plusieurs étapes. Il y a tout d’abord la mise en confiance, qui est un travail psychologique pour amener la personne aveugle ou mal-voyante à accepter son handicap et à se considérer comme un être humain à part entière. Les éducateurs de l’association passent ensuite à l’étape de  l’orientation et de la mobilité. Ils apprennent à la personne aveugle à utiliser la canne blanche, à s’orienter et à se déplacer pour devenir autonome. Viennent ensuite l’écriture et la lecture en braille et, enfin, l’apprentissage d’un métier.  Le Cjarc forme en tissage, en informatique, en musique et en transformation des fruits et légumes. Tout le processus peut durer de deux à plusieurs années, en fonction de la volonté, de l’aptitude et surtout des moyens financiers dont dispose l’apprenant. Car, chaque étape de la formation est payante. Mais, même si on éduque aussi ceux qui n’ont pas fini de payer leurs frais de formation, il faut en plus que l’apprenant puisse se déplacer tous les jours de son lieu de résidence vers le centre de formation.
 
Etre aveugle et instruit
Née à Ndogbianga près d’Edéa, Nadège Ngo Nguinim était la seule aveugle de son village. Par manque de structures d’accompagnement adaptées, elle a passé toute son enfance sans être scolarisée. Il a fallu qu’elle vienne à Yaoundé, la capitale du Cameroun, pour apprendre le braille, l’écriture des aveugles. Durant son éducation fonctionnelle, elle a également appris l’alphabet puis a été scolarisée à l’école primaire. Malheureusement, elle n’a pu obtenir son Certificat d’études primaires, faute de moyens financiers suffisants. Depuis qu’elle a suivi l’éducation fonctionnelle, Nadège Ngo Nguinim se dit « fière d’être éduquée». Elle affirme qu’elle ne dépend plus de personne pour se mouvoir, elle peut dorénavant parler en public et échanger avec les autres.  Elle a surtout « l’espoir » de trouver un jour du travail pour parachever son autonomie.
Près de la salle d’informatique du Cjarc, d’autres non-voyants apprennent à tisser des chaises à l’aide de fil en plastique. Ce 14 avril 2011, on y rencontre Calvin Nsomoto, Adam Ruth, Moustapha Zang et Fotso Urbain, quatre aveugles qui causent gaiement tout en travaillant.  Ils vivent de la vente de ces chaises. « Ce travail nous aide à ne pas mendier dans la rue comme beaucoup d’autres aveugles du Cameroun», disent-ils en chœur. Ils se disent heureux d’avoir reçu une éducation qui leur permet de vivre dignement.
 
Sans éducation fonctionnelle, il est difficile pour un mal-voyant d’avoir accès à un emploi ou même à une vie sociale. A la fin de leur formation au Cjarc, les aveugles sont capables de mener une vie presque normale et de prendre part aux activités de la vie quotidienne. « Je suis par exemple capable de balayer ma maison », explique Calvin Nsomoto. A la question de savoir comment il sait que le sol est propre, il explique : « Il faut se déchausser et balayer en envoyant la saleté devant soi. Au fur et à mesure qu’on avance, on peut sentir par la plante des pieds s’il y a encore de la saleté sur le sol ou pas».  
 
100% de réussite
Le braille est une écriture conventionnelle faite d’un ensemble de petits points. L’aveugle touche ces points avec ses doigts et en fonction de la disposition de ceux-ci, il peut lire le message. Mais, à un âge avancé, il devient difficile d’apprendre le braille car les doigts ont perdu de leur sensibilité. « Il faut alors faire des bains d’huile chaque soir avec un peu de citron pour que les doigts retrouvent de leur sensibilité », révèle Calvin Nsomoto. Celui-ci  pense que l’initiation au braille doit commencer le plus tôt possible, comme chez les enfants dits normaux. C’est aussi le point de vue des responsables du Cjarc, d’où la création, en 2003, de l’Ecole primaire intégrée Louis Braille du Cjarc (Epibl). L’école  est née du souci d’offrir aux aveugles un cadre adéquat d’éducation, qui tienne compte des spécificités liées à leur handicap. Depuis sa création, elle a présenté trois promotions au Certificat d’études primaires (Cep) et, à chaque fois, a obtenu un taux de réussite de 100%. Cette année, l’école primaire à cycle complet compte 190 élèves parmi lesquels 24 aveugles. Jean Emmanuel Monthé explique que les enfants aveugles doivent suivre une éducation normale parmi les enfants bien-voyants. Les enfants de l’école sont formés à accepter le handicap de leurs camarades. Il n’y a donc pas de railleries ni de rackets comme dans d’autres écoles : ce qui est un avantage psychologique pour les non-voyants.
 
Il se pose cependant un problème de déficit d’enseignants qualifiés. Le Cjarc a donc choisi de recruter des enseignants diplômés de l’Enieg, l’école qui forme les instituteurs, et de les former au braille et au suivi des enfants aveugles. Malheureusement, « tous les éducateurs rêvent d’intégrer la Fonction publique et, chaque année, nous perdons environ deux enseignants », regrette Jean Emmanuel Monthé. Toutefois, l’association a écrit au ministère de l’Education de base pour que les enseignants intégrés à la Fonction publique soient maintenus à l’Epibl : la réponse est encore attendue.
L’association a conclu un partenariat avec le lycée d’Ekounou et un collège d’enseignement technique. Les diplômés de l’Epilb sont orientés vers ces établissements scolaires et une assistante sociale du Cjarc les aide à s’y intégrer. L’assistante sociale recueille les problèmes des élèves aveugles et, avec les responsables de l’établissement, essaie de trouver des solutions. Elle traduit également en braille les épreuves des examens afin que les élèves puissent passer les mêmes évaluations que les autres enfants. Après  l’examen, l’assistante sociale récupère la copie en braille, retraduit en noir pour que l’enseignant puisse la corriger. « L’accès à l’éducation devient plus difficile lorsque le non-voyant doit accéder à l’enseignement supérieur. Il doit se débrouiller tout seul et l’enseignant ne tient pas toujours compte du fait qu’il y a un handicapé dans la salle de classe», explique Jean Emmanuel Monthé.
 
Anne Mireille Nzouankeu

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