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Cameroun. Réseaux Sociaux : Paul Biya veut des ministres «Androïdes» Après avoir demandé le 11 février dernier, lors de la 50ème Fête de la Jeunesse, à la jeunesse dite Androïde de son pays, de saisir les opportunités qu’offrent les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), le président Paul Biya prescrit à ses ministres d’être plus présents sur le World Wide Web.
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:20

(par Jean-Michel Huet et Pierre Labarthe, BearingPoint) - Le secteur agricole a su profiter de la Révolution Industrielle avec la mécanisation et l’utilisation de produits phytosanitaires, à outrance parfois. Mais il n’a pas encore réellement bénéficié de la révolution numérique, au contraire de la plupart des autres pans de l’économie et tous les types d’organisation.

L’utilisation d’outils de communication modernes est pourtant déjà répandue dans les grandes exploitations agricoles occidentales : tracteurs équipés d’ordinateurs, consultation par Internet de services météo spécifiques, consultation des cours des matières agricoles sur les marchés financiers et ventes des récoltes, traçabilité sanitaire du bétail assurée par des puces électroniques et scans, etc.

La vraie révolution ne réside donc pas tant dans la technicité des innovations et services mis à la disposition des agriculteurs, que dans le potentiel de diffusion de ces technologies par le biais d’un outil quotidien devenu banal : le téléphone portable. Avec plus de 4,5 milliards d’utilisateurs dans le monde (contre 2 milliards en 2005), la diffusion du mobile est exceptionnelle, par son ampleur et sa rapidité. Pour les agriculteurs des pays en voie de développement, elle représente l’opportunité d’accéder facilement à des techniques et services simples. Ceux-ci permettent d’améliorer l’ensemble de leur chaîne de valeur, de l’installation jusqu’à l’écoulement des produits en passant par l’approvisionnement et l’exploitation.

Exploitation : le téléphone portable irrigue les champs par SMS

Les technologies de communication, et notamment le mobile ont un rôle immédiat dans la production agricole. En premier lieu, par la diffusion de la connaissance. L’agriculture est affaire de savoir-faire, et la multiplication des contacts entre agriculteurs ainsi que la mise à disposition de conseils aux agriculteurs sur internet permettent de mieux diffuser les techniques les plus efficaces. Les applications du mobile peuvent aussi se révéler plus concrètes comme le prouve l’expérimentation en Inde du module « Raita Mitra ». Ce boîtier, connecté à une pompe hydraulique, repose sur un fonctionnement simple : lorsque que l’électricité est suffisante pour alimenter la pompe, un SMS est envoyé à l’agriculteur. L’agriculteur envoie alors un SMS avec un code basique (ex : ON) pour démarrer la pompe et irriguer son champ. Il lui suffit de renvoyer un SMS (ex : OFF) pour arrêter la pompe. Cette innovation a l’avantage de résoudre 2 problèmes majeurs pour les agriculteurs des pays en voie de développement : la disponibilité de l’eau et de l’électricité. En déclinant cette logique de contrôle à distance par téléphone portable, il est possible d’imaginer de nombreuses autres applications pouvant aider les agriculteurs, y compris des pays occidentaux, à gagner en productivité. L’information envoyée par des modules de type Raita Mitra pourrait ainsi être complétée avec le taux d’humidité du sol, mesurable par capteur, et les prévisions météorologiques. Ainsi, l’agriculteur ne déclenche pas l’irrigation si son champ n’en a pas réellement besoin. L’enjeu de disponibilité de l’eau douce est tel que ces innovations sont nécessairement appelées à se développer.

Approvisionnement et écoulement des produits agricoles : le mobile réduit l’asymétrie d’information sur les marchés agricoles et permet de mieux gérer les stocks.

L’étude d’Abraham (2007) a montré le rôle de la téléphonie mobile dans l’amélioration de l’efficience des marchés agricoles en Inde ; plus précisément sur les marchés de poissons, au sein desquels le mobile permet aux pêcheurs d’aller débarquer le poisson là où le prix est le plus fort. Les pêcheurs interrogés ont aussi placé le téléphone mobile en 3ème position parmi les améliorations techniques qui ont favorisé leur développement, derrière la mécanisation et l’amélioration des infrastructures de transport. Plus de 80% des mareyeurs, des poissonniers et des transporteurs interrogés reconnaissent également que le mobile a permis de diminuer la volatilité et la dispersion des prix entre les marchés. Le mobile serait donc un outil majeur d’amélioration de l’efficacité des marchés agricoles. Cet impact est également confirmé par l’étude d’Aker (2008), qui démontre que l’utilisation du téléphone portable permet aux céréaliers d’augmenter leur zone de chalandise et donc  leur prix de réserve. En réduisant les monopsones, l’accroissement de la diffusion d’information a initié au Niger un mouvement de lissage des prix sur des zones géographiques étendues.

De véritables plateformes de négoce en ligne se développent par ailleurs, à l’image de « Esoko » en Afrique. Elle met en relation des producteurs et commerçants via Internet et SMS dans près d’une dizaine de pays essentiellement d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Côte d’Ivoire…). Les inscrits reçoivent par des SMS ciblés le prix des produits agricoles qui les intéressent sur les différents marchés, les informations météorologiques et à l’avenir l’état des stocks des distributeurs. De telles plateformesrévolutionnent l’accès à l’information sur les prix pour les populations rurales et contribuent à améliorer les revenus des agriculteurs  : ils profitent de nouveaux débouchés et d’une meilleure anticipation des prix. L’offre d’information se complète progressivement par le développement de réseaux de bureaux physiques dédiés aux agriculteurs. Ces bureaux visent à informer et à faciliter l’accès à Internet, à l’image des « PICA » en Afrique de l’Ouest (Point d’Information Commerciale Agricole, issus du projet MISTOWA cofinancé par USAID).

Outre l’information sur les prix agricoles, l’accélération de l’information permet une meilleure gestion de l’approvisionnement de la chaîne de distribution des produits agricoles et notamment des stocks. Le meilleur écoulement des produits agricoles n’a donc pas qu’un impact sur les revenus des agriculteurs mais également sur la sécurité alimentaire des populations concernées. Les émeutes de la faim à Haïti en 2008 n’étaient par exemple pas seulement dues à une hausse des prix des produits agricoles, mais également à une mauvaise répartition des quelques stocks de nourriture encore disponibles. De même, la diffusion d’informations météorologiques ou sanitaires (épidémies animales…), contribue à mieux anticiper les risques de pénuries ou les excédents de production, et à mieux répartir la production agricole.

Les technologies de l’information ont donc grâce à Internet et surtout au mobile un rôle primordial de fluidification des marchés agricoles. Ilse traduit concrètement par une hausse des revenus des agriculteurs et une moindre précarité alimentaire pour les populations. Une conséquence évidemment intéressante pour les pays souffrant d’une insuffisance chronique de l’offre alimentaire.

Sécurisation des revenus : la micro-assurance à distance en cas de conditions climatiques défavorables

Une autre innovation permise par les technologies mobiles est la micro-assurance à distance, à l’image de celle proposée dans le programme « Kilimo Salama ». Lancée par la Fondation Syngenta, l’opérateur mobile Safaricom et l’assureur africain UAP, l’opération a permis en 2010 à plus de 9000 agriculteurs d’assurer leur récolte contre la sécheresse. La technologie mobile est présente à toutes les étapes du processus d’assurance : la souscription, la vérification des critères de déclenchement de l’indemnisation et le paiement de l’indemnisation.

A la souscription, les fournisseurs scannent le code barre des intrants (semences, engrais, phytosanitaires…) achetés par l’agriculteur. La police d’assurance est alors automatiquement enregistrée par l’assureur et confirmée par SMS à l’agriculteur. Le coût de l’assurance est de 5% du prix des intrants scannés. L’indemnisation est déclenchée automatiquement dès lors que des stations météorologiques locales, connectées au réseau 3G, détectent des conditions météorologiques susceptibles de détruire les récoltes (sécheresse ou pluies excessives). Tous les agriculteurs de la zone impactée sont alors immédiatement indemnisés par paiement mobile.

Là encore on ne peut qu’anticiper un développement massif de cette offre, au bénéfice de toutes les parties prenantes.

Installation des agriculteurs : recenser les terres par satellite

Outre les technologies mobiles, les services offerts par les satellites permettent de recenser les terres agricoles et de les délimiter de façon précise. Si dans les pays développés la définition du cadastre n’est plus un problème, les autorités de pays en voie de développement pourraient trouver une utilité majeure à ces technologies. Elles auraient en effet tout intérêt à acquérir la connaissance exacte de leurs terres arables, à l’heure où ces dernières sont convoitées par des investisseurs étrangers et soumises à des pressions foncières croissantes. Chaque année, les surfaces agricoles mondiales diminuent d’une surface équivalente à l’Italie, notamment en raison de l’urbanisation et de la pollution. La connaissance de ces terres devient donc essentielle.

En Europe, l’agriculture est trop souvent associée à la nostalgie d’un idéal paysan ou aux scandales sanitaires de l’agriculture industrielle, et rarement perçue comme un secteur porteur de croissance et de développement. Et pourtant, avec 2,5 milliards d’habitants en plus à nourrir et vêtir en 2050 dans les pays en voie de développement, une plus grande pression sur les terres arables et une exigence croissante en matière de qualité et de traçabilité des produits agricoles, l’enjeu agricole est primordial pour le monde entier. De nombreux acteurs l’ont déjà compris comme en témoigne l’achat par la Chine de terres agricoles en Afrique ou l’OPA tentée par BHP Billiton (minier) sur le fabricant d’engrais Potash, convaincu du potentiel de croissance de la production d’engrais. Face à l’évolution de la demande, l’offre agricole est appelée à augmenter, tant en volume qu’en valeur.

La mécanisation, les produits phytosanitaires, les biotechnologies sont autant d’axes de gains de productivité déjà exploités ou restant exploiter, avec précaution pour certains. Mais il ne faut pas ignorer le potentiel des technologies de l’information dans l’amélioration de la productivité agricole.

En effet, la téléphonie mobile dispose de trois caractéristiques illustrant sa capacité de contribution au développement de pans entiers de l’économie en tant que technologies de base ou « technologies polyvalentes »: l’omniprésence (la téléphonie mobile est utilisée dans tous les secteurs), l’amélioration (la technologie ne cesse d’évoluer permettant une baisse des coûts pour les utilisateurs) et l’innovation induite (le mobile contribue à l’amélioration de nouveaux produits ou processus). Les agriculteurs et entreprises qui l’ont compris en tirent déjà profit, tout en contribuant à lutter contre la faim.

Paradoxalement alors que les enjeux sont essentiels et les cas pratiques bien réels, le croisement entre le monde de l’agrobusiness et des TICs n’est pas encore naturel. Les opérateurs télécoms n’ont pas encore investi ce créneau, alors que les secteurs de la santé ou de la banque sont observés avec intérêt. Pourtant un vrai double relais de croissance commun entre ces secteurs économiques mériterait que les acteurs le regardent de plus près.

Jean-Michel Huet, Directeur Associé et Pierre Labarthe, Manager

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Publié par Jean-Michel Huet, Directeur Associé et Pierre Labarthe, Manager - dans ACTUALITE SUR LES TIC ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE
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